PABLO NERUDA – J’AIME QUAND TU TE TAIS (poésie) FRA

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Pablo Neruda

 

J’aime quand tu te tais

(poésie)

 

 

 

 

J’aime quand tu te tais,

parce que tu es comme absente,

et tu m’entends au loin,

et ma voix ne t’atteint pas.

 

On dirait que tes yeux se sont envolés,

et on dirait qu’un baiser a clos ta bouche

 

 

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,

tu émerges des choses

pleine de mon âme. 

 

 

Papillon de rêve,

tu ressembles à mon âme

et tu ressembles au mot : mélancolie.

 

 

 

J’aime quand tu te tais

et que tu es comme distante.

Et tu es comme plaintive,

papillon que l’on berce.

 

Et tu m’entends au loin,

et ma voix ne t’atteint pas:

laisse-moi me taire avec ton silence.

 

 

Laisse-moi aussi te parler

avec ton silence, 

 

clair comme une lampe,

simple comme un anneau.

 

 

Tu es comme la nuit,

silencieuse et constellée. 

 

Ton silence est d’étoile,

si lointain et si simple.

 

 

 

J’aime quand tu te tais,

parce que tu es comme absente,

distante et dolente,

comme si tu étais morte.

 

Un mot alors,

un sourire suffisent,

et je suis heureux, heureux que ce ne soit pas vrai.

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Pablo Neruda – J’aime quand tu te tais

(Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée)

 

 

 

Neruda et Matilde

Pablo Neruda et Matilda Urrutia

 

 

 

Pablo Neruda

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Pablo Neruda

 

Pablo Neruda, nom de plume – inspiré du nom du poète tchèque Jan Neruda – de Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto, est un poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, né le 12 juillet 1904 à Parral (province de Linares, Chili), mort le 23 septembre 1973 à Santiago du Chili.

Pablo Neruda est considéré comme l’un des quatre grands de la poésie chilienne (avec Gabriela Mistral, Pablo de Rokha et Vicente Huidobro). Mort officiellement d’un cancer 12 jours après le coup d’État du 11 septembre 1973 au Chili, l’hypothèse d’un assassinat est de plus en plus évoquée dans les années 2010 par le gouvernement chilien et les experts. (Wikipedia)

 

 

Œuvres de Pablo Neruda

 

 

J’explique certaines choses, 1937, Gallimard

L’Espagne au cœur 1938 Denoël

Les Hommes du Nitrate, 1950, Gallimard

Les Vers du capitaine, 1952, Imprenta L’Arte Tipografica

Oda a la manzana, poème, 1957

Vaguedivague 1958, 1971 Gallimard

(es) Una casa en la arena, textes de Neruda, photographies de Sergio Larrain, 1966

Discours de réception du prix Nobel de littérature, 1971

Résidence sur la terre 1972 Gallimard

Les Pierres du ciel – Les pierres du Chili, photographies d’Antonio Quintana, 1972 Gallimard

L’Épée de flammes 1973 Gallimard

Incitation au nixonicide et Éloge de la révolution chilienne, 1973 adaptation de Marc Delouze (Éditeurs français réunis).

Odes élémentaires 1974 Gallimard

Confieso que he vivido (es), Memorias, Barcelone, Seix Barral, 1974.

Traduction française : J’avoue que j’ai vécu, Gallimard, 1975, 1997.

Mémorial de l’île noire 1977 Gallimard

Splendeur et mort de Joaquim Murieta 1978 Gallimard

La Rose détachée et autres poèmes, Gallimard, 1982

Les Premiers Livres 1982 Gallimard

Chant général 1984 Gallimard

Valparaíso, textes de Neruda, photographies de Sergio Larrain, éditions Hazan, 1991

La Centaine d’amour 1995 Gallimard

Né pour naître 1996/1996 Gallimard

Influence de la France et de l’Espagne sur la littérature 1997 Caractères

Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée, traduit et adapté de l’espagnol par André Bonhomme et Jean Marcenac, Paris : Éditeurs français réunis, coll. « Petite sirène » 1970

Sévérité, traduction par Victor Martinez d’un poème inédit en français de Neruda, in moriturus no 5, Les Cabannes, 2005.

Le Livre des questions, édition Gallimard jeunesse

(Wikipedia)

 

 

 

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